Gli Orsini e la Litteratura

 
Nicolas Machiavel (Le prince, chapitre XI)
Niccolo Machiavelli (Il principe, capitolo VII, capitolo XI)
 

Nicolas Machiavel
(1469-1527)
Le prince
Chapitre XI. Des principautés écclésiastiques

Index des noms : Alexandre VI (Borgia), Charles VIII (roi de France), Colonna (famille), Duc de Valentinois (César Borgia), Jules II, Léon X, Orsini (famille), Sixte IV.


 
Il est maintenant à parler des principautés ecclésiastiques, par rapport auxquelles il n'y a de difficultés qu'à s'en mettre en possession. En effet, on les acquiert, ou par la faveur de la fortune, ou par l'ascendant de la vertu ; mais ensuite on n'a besoin, pour les conserver, ni de l'une ni de l'autre : car les princes sont soutenus par les anciennes institutions religieuses, dont la puissance est si grande, et la nature est telle, qu'elles les maintiennent en pouvoir, de quelque manière qu'ils gouvernent et qu'ils se conduisent.
 
Ces princes seuls ont des Etats, et ils ne les défendent point ; ils ont des sujets, et ils ne les gouvernent point. Cependant, leurs Etats, quoique non défendus, ne leur sont pas enlevés ; et leurs sujets, quoique non gouvernés, ne s'en mettent point en peine, et ne désirent ni ne peuvent se détacher d'eux. Ces principautés sont donc exemptes de péril et heureuses. Mais, cela tient à des causes supérieures, auxquelles l'esprit humain ne peut s'élever, je n'en parlerai point. C'est Dieu qui les élève et les maintient ; et l'homme qui entreprendrait d'en discourir serait coupable de présomption et de témérité.
 
Cependant, si quelqu'un demande d'où vient que l'Eglise s'est élevée à tant de grandeur temporelle, et que, tandis qu'avant Alexandre VI, et jusqu'à lui, tous ceux qui avaient quelques puissance en Italie, et non seulement les princes, mais les moindres barons, les moindres seigneurs, redoutaient si peu son pouvoir, quant au temporel, elle en est maintenant venue à faire trembler le roi de France, à le chasser d'Italie, et à ruiner les Vénitiens ; bien que tout le monde en soit instruit, il ne me paraît pas inutile d'en rappeler ici jusqu'à un certain point le souvenir.
 
Avant que le roi de France Charles VIII vînt en Italie, cette contrée se trouvait soumise à la domination du pape, des Vénitiens, du roi de Naples, de duc de Milan, et des Florentins. Chacune de ces puissances avait à s'occuper de deux soins principaux ; l'un était de mettre obstacle à ce que quelque étranger portât ses armes dans l'Italie ; l'autre d'empêcher qu'aucune d'entre elles agrandit ses Etats. Quant à ce second point, c'était surtout au pape et aux Vénitiens qu'on devait faire attention. Pour contenir ces derniers, il fallait que toutes les autres puissances demeurassent unies, comme il arriva lors de la défense de Ferrare ; et pour ce qui regarde le pape, on se servait des barons de Rome, qui, divisés en deux factions, savoir, celle des Orsini et celle des Colonna, excitaient continuellement des tumultes, avaient toujours les armes en main, sous les yeux mêmes du pontife, et tenaient sans cesse son pouvoir faible et vacillant. Il y eut bien de temps en temps quelques papes résolus et courageux, tels que Sixte IV ; mais ils ne furent jamais ni assez habiles ni assez heureux pour se délivrer du fâcheux embarras qu'ils avaient à souffrir. D'ailleurs, ils trouvaient un nouvel obstacle dans la brièveté de leur règne : car, dans un intervalle de dix ans, qui est le terme moyen de la durée des règnes des papes, il était à peine possible d'abattre entièrement l'une des factions qui divisaient Rome : et si, par exemple, un pape avait abattu les Colonna, il survenait un autre pape qui les faisait revivre, parce qu'il était ennemi des Orsini ; mais celui-ci, à son tour, n'avait pas le temps nécessaire pour détruire ces derniers. Voilà pourquoi l'Italie respectait si peu les forces temporelles du pape.
 
Vint enfin Alexandre VI, qui, de tous les souverains pontifes qui aient jamais été, est celui qui a le mieux fait voir tout ce qu'un pape pouvait entreprendre pour s'agrandir avec les trésors et les armes de l'Eglise. Profitant de l'invasion des Français, et se servant d'un instrument tel que le duc de Valentinois, il fit tout ce que j'ai raconté ci-dessus en parlant des actions de ce dernier. Il n'avait point sans doute en vue l'agrandissement de l'Eglise, mais bien celui du duc ; cependant ses entreprises tournèrent au profit de l'Eglise, qui, après sa mort et la ruine du duc, hérita du fruit de leurs travaux.
 
Bientôt après régna Jules II, qui trouvant que l'Eglise était puissante et maîtresse de toute la Romagne ; que les barons avaient été détruits, et leurs factions anéanties par les rigueurs d'Alexandre ; que d'ailleurs des moyens d'accumuler des richesses jusqu'alors inconnus avaient été introduits, non seulement voulut suivre ces traces, mais encore aller plus loin, et se proposa d'acquérir Bologne, d'abattre les Vénitiens, et de chasser les Français de l'Italie ; entreprises dans lesquelles il réussit avec d'autant plus de gloire, qu'il s'y était livré, non pour son intérêt personnel, mais pour celui de l'Eglise.
 
Du reste, il sut contenir les partis des Colonna et des Orsini dans les bornes où Alexandre était parvenu à les réduire ; et, bien qu'il restât encore entre eux quelques ferments de discorde, néanmoins ils durent demeurer tranquilles, d'abord parce que la grandeur de l'Eglise leur imposait ; et, en second lieu, parce qu'ils n'avaient point de cardinaux parmi eux. C'est aux cardinaux, en effet, qu'il faut attribuer les tumultes ; et les partis ne seront jamais tranquilles tant que les cardinaux y seront engagés : ce sont eux qui fomentent les factions, soit dans Rome, soit au-dehors, et qui forcent les barons à les soutenir ; de sorte que les dissensions et les troubles qui éclatent entre ces derniers sont l'ouvrage de l'ambition des prélats.
 
Voilà donc comment il est arrivé que le pape Léon X a trouvé la papauté toute-puissante ; et l'on doit espérer que, si ses prédécesseurs l'ont agrandie par les armes, il la rendra encore par sa bonté, et par toutes ses autres vertus, beaucoup plus grande et plus vénérable.
 

 

 

 

 

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Niccolò Machiavelli
Il principe
Capitolo VII. De’ principati nuovi che s’acquistano con le arme e fortuna di altri
De principatibus novis qui alienis armis et fortuna acquiruntur

Niccolò Machiavelli 1, 2, 3, 4
 
Coloro e quali solamente per fortuna divèntano, di privati principi, con poca faticadivèntano, ma con assai si mantengano; e non hanno alcuna difficultà fra via, perché vivolano; ma tutte le difficultà nascono quando sono posti. E questi tali sono, quando è concesso ad alcuno uno stato o per danari o per grazia di chi lo concède: come intervenne a molti in Grecia, nelle città di Ionia e di Ellesponto, dove furono fatti principi da Dario, acciò le tenessino per sua securtà e gloria; come erano fatti ancora quelli imperatori che, di privati, per corruzione de' soldati, pervenivano allo imperio.
 
Questi stanno sèmplicemente in sulla voluntà e fortuna di chi lo ha concesso loro,che sono dua cose volubilissime et instabili; e non sanno e non possono tenere quelgrado: non sanno, perché, se non è uomo di grande ingégno e virtù, non è ragionevole che, sèndo sèmpre vissuto in privata fortuna, sappi comandare; non possono, perché non hanno forze che li possino essere amiche e fedeli. Di poi, li stati che vengano subito, cometutte l’altre cose della natura che nascono e crescono prèsto, non possono avere le barbee correspondènzie loro in modo, che ’l primo tempo avverso le spènge; se già quelli tali,come è detto, che sí de repènte sono diventati principi, non sono di tanta virtù che quelloche la fortuna ha messo loro in grèmbo, e' sappino subito prepararsi a conservarlo, e quelli fondamenti che li altri hanno fatto avanti che diventino principi, li faccino poi.
 
Io voglio all'uno e all'altro di questi modi detti, circa el diventare principe per virtù oper fortuna, addurre dua esèmpli stati ne' dí della memoria nostra: e questi sono Francesco Sforza e Cesare Borgia. Francesco, per li debiti mezzi e con una grande virtù,di privato diventò duca di Milano; e quello che con mille affanni aveva acquistato, con poca fatica mantenne. Dall'altra parte Cesare Borgia, chiamato dal vulgo duca Valentino,acquistò lo stato con la fortuna del padre, e con quella lo perdé; non ostante che per lui siusassi ogni opera e facessi tutte quelle cose che per uno prudènte e virtuoso uomo sidoveva fare, per mettere le barbe sua in quelli stati che l'arme e fortuna di altri li avevaconcessi. Perché, come di sopra si disse, chi non fa e fondamenti prima, li potrèbbe conuna gran virtù farli poi, ancora che si faccino con disagio dello architettore e periculo dello edifizio. Se adunque, si considerrà tutti e progressi del duca, si vedrà lui aversi fatti granfondamenti alla futura potènzia; li quali non iudico superfluo discorrere, perché io nonsaprei quali precetti mi dare migliori a uno principe nuovo, che lo esèmplo delle azioni sua:e se li ordini sua non li profittorono, non fu sua colpa, perché nacque da una estraordinaria ed estrema malignità di fortuna.
 
Aveva Alessandro VI, nel volere fare grande el duca suo figliuolo, assai difficultà presènti e future. Prima, e' non vedeva via di poterlo fare signore di alcuno statoche non fussi stato di Chièsa; e, volgendosi a tòrre quello della Chiesa, sapeva che el duca di Milano e Viniziani non gnene consentirèbbano; perché Faenza e Rimino erano digià sotto la protezione de' Viniziani. Vedeva, oltre di questo, l'arme di Italia, e quelle inspezie di chi si fussi possuto servire, essere in le mani di coloro che dovevano temere lagrandezza del papa; e però non se ne poteva fidare, sèndo tutte nelli Orsini e Colonnesi eloro còmplici. Era adunque necessario che si turbassino quelli ordini, e disordinare li statidi coloro, per potersi insignorire securamente di parte di quelli. Il che li fu facile; perchétrovò e Viniziani che, mossi da altre cagioni, si eron vòlti a fare ripassare e Franzesi in Italia: il che non solamente non contradisse, ma lo fe' più facile con la resoluzione delmatrimonio antiquo del re Luigi.
 
Passò, adunque, il re in Italia con lo aiuto de' Viniziani e consènso di Alessandro ; né prima fu in Milano, che il papa èbbe da lui gènte per la impresa di Romagna; la quale lifu consentita per la reputazione del re. Acquistata, adunque el duca la Romagna, esbattuti e' Colonnesi, volèndo mantenere quella e procedere più avanti, lo impedivano duacose: l'una, l'arme sua che non li parevano fedeli, l'altra, la voluntà di Francia: ciò è che l'arme Orsine, delle quali s'era valuto, li mancassino sotto, e non solamente li impedissinolo acquistare ma gli togliessino lo acquistato, e che il re ancora non li facessi el simile. Delli Orsini ne èbbe uno riscontro quando dopo la espugnazione di Faenza, assaltò Bologna, ché li vidde andare freddi in quello assalto; e circa el re, conobbe l'animo suoquando, preso el ducato di Urbino, assaltò la Toscana: dalla quale impresa el re lo fecedesistere. Onde che il duca deliberò non depèndere più dalle arme e fortuna d'altri.
 
E, laprima cosa, indebolí le parti Orsine e Colonnese in Roma; perché tutti li aderènti loro che fussino gentili uomini, se li guadagnò, faccendoli sua gèntili uomini e dando loro grandi provvisioni; e onorolli, secondo le loro qualità, di condotte e di governi: in modo che in pochi mesi nelli animi loro l'affezione delle parti si spènse, e tutta si volse nel duca. Dopo questa, aspettò la occasione di spegnere e capi Orsini, avèndo dispersi quelli di casa Colonna; la quale li venne bène, e lui la usò meglio; perché, avvedutisi li Orsini, tardi, chela grandezza del duca e della Chièsa era la loro ruina, feciono una dièta alla Magione, nel Perugino. Da quella nacque la rebellione di Urbino e li tumulti di Romagna e infiniti periculi del duca, li quali tutti superò con lo aiuto de' Franzesi.
 
E, ritornatogli la reputazione, né si fidando di Francia né di altre forze esterne, per non le avere a cimentare, si volse alli inganni; e seppe tanto dissimulare l'animo suo, che li Orsini, mediante el signor Paulo, si riconciliorono seco; con il quale el duca non mancò d'ogni ragione di offizio per assicurarlo, dandoli danari, veste e cavalli; tanto che la simplicità loro li condusse a Sinigaglia nelle sua mani. Spènti adunque, questi capi, e ridotti li partigiani loro amici sua,aveva il duca gittati assai buoni fondamenti alla potènzia sua, avèndo tutta la Romagnacon il ducato di Urbino, parèndoli, massime, aversi acquistata amica la Romagna e guadagnatosi tutti quelli popoli, per avere cominciato a gustare el bène essere loro.
 
E, perché questa parte è degna di notizia e da essere imitata da altri, non la voglio lasciare indrièto. Preso che èbbe il duca la Romagna, e trovandola suta comandata da signori impotènti, li quali più prèsto avevano spogliato e' loro sudditi che corretti, e datoloro materia di disunione, non di unione, tanto che quella provincia era tutta pièna dilatrocinii, di brighe e di ogni altra ragione di insolènzia, iudicò fussi necessario, a volerla ridurre pacifica e obediènte al braccio regio, darli buon governo. Però vi prepose messer Remirro de Orco uomo crudèle ed espedito, al quale dètte pienissima potestà. Costui in poco tèmpo la ridusse pacifica e unita, con grandissima reputazione. Di poi iu dicò el duca non essere necessario sí eccessiva autorità, perché dubitava non divenissi odiosa; epreposevi uno iudicio civile nel mezzo della provincia, con uno presidènte eccellentissimo,dove ogni città vi aveva lo avvocato suo.E perché conosceva le rigorosità passate averli generato qualche odio, perpurgare li animi di quelli populi e guadagnarseli in tutto, volle mostrare che, se crudeltà alcuna era seguíta, non era nata da lui, ma dalla acerba natura del ministro. E presasopr' a questo occasione, lo fece, a Cesena, mettere , una mattina, in dua pezzi in sulla piazza, con uno pezzo di legno e uno coltello sanguinoso a canto. La ferocità del quale spettaculo fece quelli populi in uno tèmpo rimanere satisfatti e stupidi.
 
Ma torniamo donde noi partimmo. Dico che, trovandosi el duca assai potènte e inparte assicurato de' presènti periculi, per essersi armato a suo modo e avere in buonaparte spènte quelle arme che, vicine, lo potevano offèndere, gli restava, volèndoprocedere con lo acquisto, el respetto del re di Francia; perché conosceva come dal re, il quale tardi si era accorto dello errore suo, non li sarèbbe sopportato. E cominciò perquesto a cercare di amicizie nuove, e vacillare con Francia, nella venuta che feciono Franzesi verso el regno di Napoli contro alli Spagnuoli che assediavono Gaeta. E l'animosuo era assicurarsi di loro; il che li sarèbbe prèsto riuscito, se Alessandro viveva.E questi furono e governi sua quanto alle cose presènti.
 
Ma, quanto alle future, lui aveva a dubitare in prima che uno nuovo successore alla Chièsa non li fussi amico e cercassi tòrli quello che Alessandro gli aveva dato. Di che pensò assicurarsi in quattromodi: prima, di spegnere tutti e sangui di quelli signori che lui aveva spogliati, per tòrre alpapa quella occasione; secondo, di guadagnarsi tutti e gèntili uomini di Roma, come èdetto, per potere con quelli tenere el papa in freno; terzo, ridurre el Collegio più suo che poteva; quarto, acquistare tanto imperio, avanti che il papa morissi, che potessi per sémedesimo resistere a uno primo impeto. Di queste quattro cose, alla morte di Alessandrone aveva condotte tre; la quarta aveva quasi per condotta: perché de' signori spogliati ne ammazzò quanti ne possé aggiugnere, e pochissimi si salvarono; e gèntili uomini romanisi aveva guadagnati, e nel Collegio aveva grandissima parte; e, quanto al nuovo acquisto,aveva disegnato diventare signore di Toscana, e possedeva di già Perugia e Piombino, e di Pisa aveva presa la protezione.
 
E, come non avessi avuto ad avere respetto a Francia(ché non gnene aveva ad avere più, per essere di già e Franzesi spogliati del Regno dalli Spagnoli, di qualità che ciascuno di loro era necessitato comperare l'amicizia sua), e'saltava in Pisa. Dopo questo, Lucca e Sièna ce deva subito, parte per invidia de' Fiorentini, parte per paura; e Fiorentini non avevano remedio: il che se li fussi riuscito (ché gli riuscival'anno medesimo che Alessandro morí), si acquistava tante forze e tanta reputazione, che per sé stesso si sarèbbe retto, e non sarèbbe più depènduto dalla fortuna e forze di altri,ma dalla potènzia e virtù sua. Ma Alessandro morí dopo cinque anni che elli aveva cominciato a trarre fuora laspada. Lasciollo con lo stato di Romagna solamente assolidato, con tutti li altri in aria, intradua potèntissimi eserciti inimici, e malato a morte.
 
Ed era nel duca tanta ferocità e tantavirtù e sí bène conosceva come li uomini si hanno a guadagnare o perdere, e tanto erano validi e fondamenti che in sí poco tèmpo si aveva fatti, che, se lui non avessi avuto quelli eserciti addosso, o lui fussi stato sano, arèbbe retto a ogni difficultà. E ch'e fondamentisua fussino buoni, si vidde: ché la Romagna lo aspettò più d’uno mese; in Roma, ancorache mezzo vivo, stette sicuro; e bènché Baglioni, Vitelli e Orsini venissino in Roma, nonèbbono séguito contro di lui: possé fare, se non chi e' volle papa, almeno che non fussi chi non voleva. Ma, se nella morte di Alessandro lui fussi stato sano, ogni cosa gli era facile. E lui mi disse, ne' dí che fu creato Iulio II, che aveva pènsato a ciò che potessi nascere,morèndo el padre, e a tutto aveva trovato remedio, eccetto che non pènsò mai, in su lasua morte, di stare ancora lui per morire.
 
Raccolte io adunque tutte le azioni del duca, non saprei reprènderlo; anzi mi pare,come ho fatto, di preporlo imitabile a tutti coloro che per fortuna e con l'arme d'altri sono ascesi allo imperio. Perché lui avèndo l'animo grande e la sua intènzione alta, non si poteva governare altrimenti; e solo si oppose alli sua disegni la brevità della vita di Alessandro e la malattia sua. Chi, adunque, iudica necessario nel suo principato nuovo assicurarsi de' nimici, guadagnarsi delli amici, vincere o per forza o per fraude, farsi amare e temere da' populi, seguire e reverire da' soldati, spègnere quelli che ti possono odebbono offèndere, innovare con nuovi modi gli ordini antichi, essere severo e grato,magnanimo e liberale, spègnere la milizia infedele, creare della nuova, mantenere le amicizie de' re e de' principi in modo che ti abbino o a bèneficare con grazia o offèndere con respetto, non può trovare e più freschi esèmpli che le azioni di costui.
 
Solamente si può accusarlo nella creazione di Iulio pontéfice, nella quale lui ebbe mala elezione;perché, come è detto, non potèndo fare uno papa a suo modo, e' poteva tenere che uno non fussi papa; e non doveva mai consèntire al papato di quelli cardinali che lui avessi offesi, o che, diventati papi, avessino ad avere paura di lui. Perché li uomini offèndono oper paura o per odio. Quelli che lui aveva offesi erano, infra li altri, San Pièro ad Vincula,Colonna, San Giorgio, Ascanio; tutti li altri, divenuti papi, aveano a temerlo, eccetto Roanoe li Spagnoli: questi per coniunzione et obligo; quello per potènzia, avèndo coniunto secoel regno di Francia. Per tanto el duca, innanzi a ogni cosa, doveva creare papa uno spagnolo, e, non potèndo, doveva consèntire che fussi Roano e non San Pièro ad Vincula. E chi crede che ne' personaggi grandi e benefizii nuovi faccino dimènticare le iniurie vecchie, s'inganna. Errò, adunque, el duca in questa elezione; e fu cagione dell'ultimaruina sua.
 

 

 

 

 

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Niccolò Machiavelli
Il principe
Capitolo XI. De' principati ecclesiastici
De principatibus ecclesiasticis

 
Restaci solamente, al presente, a ragionare de' principati ecclesiastici: circa quali tutte le difficultà sono avanti che si possegghino: perché si acquistano o per virtù o per fortuna, e sanza l'una e l'altra si mantengano; perché sono sustentati dalli ordini antiquati nella religione, quali sono suti tanto potenti e di qualità che tengono è loro principi in stato, in qualunque modo si procedino e vivino.
 
Costoro soli hanno stati, e non li defendano; sudditi, e non li governano: e li stati, per essere indifesi, non sono loro tolti; e li sudditi, per non essere governati, non se ne curano, né pensano né possono alienarsi da loro. Solo, adunque, questi principati sono sicuri e felici. Ma, sendo quelli retti da cagioni superiore, alla quale mente umana non aggiugne, lascerò el parlarne; perché, sendo esaltati e mantenuti da Dio, sarebbe offizio di uomo prosuntuoso e temerario discorrerne. Non di manco, se alcuno mi ricercassi donde viene che la Chiesia, nel temporale, sia venuta a tanta grandezza, con ciò sia che da Alessandro indrieto, è potentati italiani, et non solum quelli che si chiamavono è potentati, ma ogni barone e signore, benché minimo, quanto al temporale, la estimava poco, et ora uno re di Francia ne trema, e lo ha possuto cavare di Italia e ruinare Viniziani: la qual cosa, ancora che sia nota, non mi pare superfluo ridurla in buona parte alla memoria.
 
Avanti che Carlo re di Francia passassi in Italia, era questa provincia sotto lo imperio del papa, Viniziani, re di Napoli, duca di Milano e Fiorentini. Questi potentati avevano ad avere dua cure principali: l'una, che uno forestiero non entrassi in Italia con le arme; l'altra, che veruno di loro occupassi più stato. Quelli a chi si aveva più cura erano Papa e Viniziani. Et a tenere indrieto Viniziani, bisognava la unione di tutti li altri, come fu nella difesa di Ferrara; et a tenere basso el Papa, si servivano de' baroni di Roma: li quali, sendo divisi in due fazioni, Orsini e Colonnesi, sempre vi era cagione di scandolo fra loro; e, stando con le arme in mano in su li occhi al pontefice, tenevano el pontificato debole et infermo. E, benché surgessi qualche volta uno papa animoso, come fu Sisto, tamen la fortuna o il sapere non lo possé mai disobbligare da queste incomodità. E la brevità della vita loro n'era cagione; perché in dieci anni che, ragguagliato, viveva uno papa, a fatica che potessi sbassare una delle fazioni; e se, verbigrazia, l'uno aveva quasi spenti Colonnesi, surgeva un altro inimico alli Orsini, che li faceva resurgere, e li Orsini non era a tempo a spegnere. Questo faceva che le forze temporali del papa erano poco stimate in Italia.
 
Surse di poi Alessandro VI, il quale, di tutt'i pontefici che sono stati mai, monstrò quanto uno papa, e con il danaio e con le forze, si poteva prevalere, e fece, con lo instrumento del duca Valentino e con la occasione della passata de' Franzesi, tutte quelle cose che io discorro di sopra nelle azioni del duca. E, benché lo intento suo non fussi fare grande la Chiesia, ma il duca, nondimeno ciò che fece tornò a grandezza della Chiesia; la quale, dopo la sua morte, spento el duca, fu erede delle sue fatiche. Venne di poi papa Iulio; e trovò la Chiesia grande, avendo tutta la Romagna e sendo spenti è baroni di Roma e, per le battiture di Alessandro, annullate quelle fazioni; e trovò ancora la via aperta al modo dello accumulare danari, non mai più usitato da Alessandro indrieto.
 

Le quali cose Iulio non solum seguitò, ma accrebbe; e pensò a guadagnarsi Bologna e spegnere è Viniziani et a cacciare Franzesi di Italia; e tutte queste imprese li riuscirono, e con tanta più sua laude, quanto fece ogni cosa per accrescere la Chiesia e non alcuno privato.

Mantenne ancora le parti Orsine e Colonnese in quelli termini che le trovò; e benché tra loro fussi qualche capo da fare alterazione, tamen dua cose li ha tenuti fermi: l'una, la grandezza della Chiesia, che li sbigottisce; l'altra, el non avere loro cardinali, li quali sono origine de' tumulti infra loro. Né mai staranno quiete queste parti, qualunque volta abbino cardinali, perché questi nutriscono, in Roma e fuora, le parti, e quelli baroni sono forzati a defenderle: e cosí dalla ambizione de' prelati nascono le discordie e li tumulti infra è baroni.

Ha trovato adunque la Santità di papa Leone questo pontificato potentissimo: il quale si spera, se quelli lo feciono grande con le arme, questo, con la bontà e infinite altre sue virtù, lo farà grandissimo e venerando.
 

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