Gli Orsini e la Litteratura
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- Nicolas Machiavel (Le prince,
chapitre
XI)
- Niccolo Machiavelli (Il principe,
capitolo
VII, capitolo XI)
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Nicolas Machiavel
- (1469-1527)
- Le prince
- Chapitre XI. Des
principautés écclésiastiques
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Index des noms : Alexandre VI (Borgia), Charles VIII
(roi de France), Colonna (famille), Duc de Valentinois
(César Borgia), Jules II, Léon X, Orsini
(famille), Sixte IV.
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- Il est maintenant à parler des principautés
ecclésiastiques, par rapport auxquelles il n'y a de
difficultés qu'à s'en mettre en possession. En
effet, on les acquiert, ou par la faveur de la fortune, ou par
l'ascendant de la vertu ; mais ensuite on n'a besoin, pour les
conserver, ni de l'une ni de l'autre : car les princes sont
soutenus par les anciennes institutions religieuses, dont la
puissance est si grande, et la nature est telle, qu'elles les
maintiennent en pouvoir, de quelque manière qu'ils
gouvernent et qu'ils se conduisent.
-
- Ces princes seuls ont des Etats, et ils ne les
défendent point ; ils ont des sujets, et ils ne les
gouvernent point. Cependant, leurs Etats, quoique non
défendus, ne leur sont pas enlevés ; et leurs
sujets, quoique non gouvernés, ne s'en mettent point en
peine, et ne désirent ni ne peuvent se détacher
d'eux. Ces principautés sont donc exemptes de péril
et heureuses. Mais, cela tient à des causes
supérieures, auxquelles l'esprit humain ne peut
s'élever, je n'en parlerai point. C'est Dieu qui les
élève et les maintient ; et l'homme qui
entreprendrait d'en discourir serait coupable de
présomption et de témérité.
-
- Cependant, si quelqu'un demande d'où vient que l'Eglise
s'est élevée à tant de grandeur temporelle,
et que, tandis qu'avant Alexandre VI, et jusqu'à
lui, tous ceux qui avaient quelques puissance en Italie, et non
seulement les princes, mais les moindres barons, les moindres
seigneurs, redoutaient si peu son pouvoir, quant au temporel, elle
en est maintenant venue à faire trembler le roi de France,
à le chasser d'Italie, et à ruiner les
Vénitiens ; bien que tout le monde en soit instruit, il ne
me paraît pas inutile d'en rappeler ici jusqu'à un
certain point le souvenir.
-
- Avant que le roi de France Charles VIII vînt en
Italie, cette contrée se trouvait soumise à la
domination du pape, des Vénitiens, du roi
de Naples, de duc de Milan, et des Florentins.
Chacune de ces puissances avait à s'occuper de deux soins
principaux ; l'un était de mettre obstacle à ce que
quelque étranger portât ses armes dans l'Italie ;
l'autre d'empêcher qu'aucune d'entre elles agrandit ses
Etats. Quant à ce second point, c'était surtout au
pape et aux Vénitiens qu'on devait faire attention. Pour
contenir ces derniers, il fallait que toutes les autres puissances
demeurassent unies, comme il arriva lors de la défense de
Ferrare ; et pour ce qui regarde le pape, on se servait des
barons de Rome, qui, divisés en deux factions,
savoir, celle des Orsini et celle des Colonna,
excitaient continuellement des tumultes, avaient toujours les
armes en main, sous les yeux mêmes du pontife, et tenaient
sans cesse son pouvoir faible et vacillant. Il y eut bien de temps
en temps quelques papes résolus et courageux, tels que
Sixte IV ; mais ils ne furent jamais ni assez habiles ni
assez heureux pour se délivrer du fâcheux embarras
qu'ils avaient à souffrir. D'ailleurs, ils trouvaient un
nouvel obstacle dans la brièveté de leur
règne : car, dans un intervalle de dix ans, qui est le
terme moyen de la durée des règnes des papes, il
était à peine possible d'abattre entièrement
l'une des factions qui divisaient Rome : et si, par exemple, un
pape avait abattu les Colonna, il survenait un autre pape
qui les faisait revivre, parce qu'il était ennemi des
Orsini ; mais celui-ci, à son tour, n'avait pas le
temps nécessaire pour détruire ces derniers.
Voilà pourquoi l'Italie respectait si peu les forces
temporelles du pape.
-
- Vint enfin Alexandre VI, qui, de tous les souverains
pontifes qui aient jamais été, est celui qui a le
mieux fait voir tout ce qu'un pape pouvait entreprendre pour
s'agrandir avec les trésors et les armes de l'Eglise.
Profitant de l'invasion des Français, et se servant d'un
instrument tel que le duc de Valentinois, il fit tout ce
que j'ai raconté ci-dessus en parlant des actions de ce
dernier. Il n'avait point sans doute en vue l'agrandissement de
l'Eglise, mais bien celui du duc ; cependant ses entreprises
tournèrent au profit de l'Eglise, qui, après sa mort
et la ruine du duc, hérita du fruit de leurs travaux.
-
- Bientôt après régna Jules II, qui
trouvant que l'Eglise était puissante et maîtresse de
toute la Romagne ; que les barons avaient été
détruits, et leurs factions anéanties par les
rigueurs d'Alexandre ; que d'ailleurs des moyens
d'accumuler des richesses jusqu'alors inconnus avaient
été introduits, non seulement voulut suivre ces
traces, mais encore aller plus loin, et se proposa
d'acquérir Bologne, d'abattre les Vénitiens, et de
chasser les Français de l'Italie ; entreprises dans
lesquelles il réussit avec d'autant plus de gloire, qu'il
s'y était livré, non pour son intérêt
personnel, mais pour celui de l'Eglise.
-
- Du reste, il sut contenir les partis des Colonna et des
Orsini dans les bornes où Alexandre
était parvenu à les réduire ; et, bien qu'il
restât encore entre eux quelques ferments de discorde,
néanmoins ils durent demeurer tranquilles, d'abord parce
que la grandeur de l'Eglise leur imposait ; et, en second lieu,
parce qu'ils n'avaient point de cardinaux parmi eux. C'est aux
cardinaux, en effet, qu'il faut attribuer les tumultes ; et les
partis ne seront jamais tranquilles tant que les cardinaux y
seront engagés : ce sont eux qui fomentent les factions,
soit dans Rome, soit au-dehors, et qui forcent les barons à
les soutenir ; de sorte que les dissensions et les troubles qui
éclatent entre ces derniers sont l'ouvrage de l'ambition
des prélats.
-
- Voilà donc comment il est arrivé que le pape
Léon X a trouvé la papauté
toute-puissante ; et l'on doit espérer que, si ses
prédécesseurs l'ont agrandie par les armes, il la
rendra encore par sa bonté, et par toutes ses autres
vertus, beaucoup plus grande et plus vénérable.
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-
Niccolò Machiavelli
- Il principe
- Capitolo VII. De’ principati nuovi
che s’acquistano con le arme e fortuna di altri
- De principatibus novis qui alienis
armis et fortuna acquiruntur
-
Niccolò Machiavelli
1,
2,
3,
4
-
- Coloro e quali solamente per fortuna divèntano, di
privati principi, con poca faticadivèntano, ma con assai si
mantengano; e non hanno alcuna difficultà fra via,
perché vivolano; ma tutte le difficultà nascono
quando sono posti. E questi tali sono, quando è concesso ad
alcuno uno stato o per danari o per grazia di chi lo
concède: come intervenne a molti in Grecia, nelle
città di Ionia e di Ellesponto, dove furono fatti principi
da Dario, acciò le tenessino per sua securtà e
gloria; come erano fatti ancora quelli imperatori che, di
privati, per corruzione de' soldati, pervenivano allo imperio.
-
- Questi stanno sèmplicemente in sulla voluntà e
fortuna di chi lo ha concesso loro,che sono dua cose volubilissime
et instabili; e non sanno e non possono tenere quelgrado: non
sanno, perché, se non è uomo di grande
ingégno e virtù, non è ragionevole che,
sèndo sèmpre vissuto in privata fortuna, sappi
comandare; non possono, perché non hanno forze che li
possino essere amiche e fedeli. Di poi, li stati che vengano
subito, cometutte l’altre cose della natura che nascono e crescono
prèsto, non possono avere le barbee correspondènzie
loro in modo, che ’l primo tempo avverso le spènge; se
già quelli tali,come è detto, che sí de
repènte sono diventati principi, non sono di tanta
virtù che quelloche la fortuna ha messo loro in
grèmbo, e' sappino subito prepararsi a conservarlo, e
quelli fondamenti che li altri hanno fatto avanti che diventino
principi, li faccino poi.
-
- Io voglio all'uno e all'altro di questi modi detti, circa el
diventare principe per virtù oper fortuna, addurre dua
esèmpli stati ne' dí della memoria nostra: e questi
sono Francesco Sforza e Cesare Borgia. Francesco,
per li debiti mezzi e con una grande virtù,di privato
diventò duca di Milano; e quello che con mille affanni
aveva acquistato, con poca fatica mantenne. Dall'altra parte
Cesare Borgia, chiamato dal vulgo duca
Valentino,acquistò lo stato con la fortuna del padre, e
con quella lo perdé; non ostante che per lui siusassi ogni
opera e facessi tutte quelle cose che per uno prudènte e
virtuoso uomo sidoveva fare, per mettere le barbe sua in quelli
stati che l'arme e fortuna di altri li avevaconcessi.
Perché, come di sopra si disse, chi non fa e fondamenti
prima, li potrèbbe conuna gran virtù farli poi,
ancora che si faccino con disagio dello architettore e periculo
dello edifizio. Se adunque, si considerrà tutti e
progressi del duca, si vedrà lui aversi fatti
granfondamenti alla futura potènzia; li quali non iudico
superfluo discorrere, perché io nonsaprei quali precetti mi
dare migliori a uno principe nuovo, che lo esèmplo delle
azioni sua:e se li ordini sua non li profittorono, non fu sua
colpa, perché nacque da una estraordinaria ed estrema
malignità di fortuna.
-
- Aveva Alessandro VI, nel volere fare grande el duca suo
figliuolo, assai difficultà presènti e future.
Prima, e' non vedeva via di poterlo fare signore di alcuno
statoche non fussi stato di Chièsa; e, volgendosi a
tòrre quello della Chiesa, sapeva che el duca di Milano e
Viniziani non gnene consentirèbbano; perché Faenza e
Rimino erano digià sotto la protezione de' Viniziani.
Vedeva, oltre di questo, l'arme di Italia, e quelle inspezie di
chi si fussi possuto servire, essere in le mani di coloro che
dovevano temere lagrandezza del papa; e però non se ne
poteva fidare, sèndo tutte nelli Orsini e
Colonnesi eloro còmplici. Era adunque necessario che
si turbassino quelli ordini, e disordinare li statidi coloro, per
potersi insignorire securamente di parte di quelli. Il che li fu
facile; perchétrovò e Viniziani che, mossi da altre
cagioni, si eron vòlti a fare ripassare e Franzesi in
Italia: il che non solamente non contradisse, ma lo fe'
più facile con la resoluzione delmatrimonio antiquo del re
Luigi.
-
- Passò, adunque, il re in Italia con lo aiuto de'
Viniziani e consènso di Alessandro ; né prima fu in
Milano, che il papa èbbe da lui gènte per la impresa
di Romagna; la quale lifu consentita per la reputazione del re.
Acquistata, adunque el duca la Romagna, esbattuti e'
Colonnesi, volèndo mantenere quella e procedere
più avanti, lo impedivano duacose: l'una, l'arme sua che
non li parevano fedeli, l'altra, la voluntà di Francia:
ciò è che l'arme Orsine, delle quali s'era
valuto, li mancassino sotto, e non solamente li impedissinolo
acquistare ma gli togliessino lo acquistato, e che il re ancora
non li facessi el simile. Delli Orsini ne èbbe uno
riscontro quando dopo la espugnazione di Faenza, assaltò
Bologna, ché li vidde andare freddi in quello assalto; e
circa el re, conobbe l'animo suoquando, preso el ducato di Urbino,
assaltò la Toscana: dalla quale impresa el re lo
fecedesistere. Onde che il duca deliberò non
depèndere più dalle arme e fortuna d'altri.
-
- E, laprima cosa, indebolí le parti Orsine
e Colonnese in Roma; perché tutti li aderènti
loro che fussino gentili uomini, se li guadagnò, faccendoli
sua gèntili uomini e dando loro grandi provvisioni; e
onorolli, secondo le loro qualità, di condotte e di
governi: in modo che in pochi mesi nelli animi loro l'affezione
delle parti si spènse, e tutta si volse nel duca. Dopo
questa, aspettò la occasione di spegnere e capi
Orsini, avèndo dispersi quelli di casa
Colonna; la quale li venne bène, e lui la usò
meglio; perché, avvedutisi li Orsini, tardi, chela
grandezza del duca e della Chièsa era la loro ruina,
feciono una dièta alla Magione, nel Perugino. Da quella
nacque la rebellione di Urbino e li tumulti di Romagna e infiniti
periculi del duca, li quali tutti superò con lo aiuto de'
Franzesi.
-
- E, ritornatogli la reputazione, né si fidando di
Francia né di altre forze esterne, per non le avere a
cimentare, si volse alli inganni; e seppe tanto dissimulare
l'animo suo, che li Orsini, mediante el signor Paulo, si
riconciliorono seco; con il quale el duca non mancò d'ogni
ragione di offizio per assicurarlo, dandoli danari, veste e
cavalli; tanto che la simplicità loro li condusse a
Sinigaglia nelle sua mani. Spènti adunque, questi capi, e
ridotti li partigiani loro amici sua,aveva il duca gittati assai
buoni fondamenti alla potènzia sua, avèndo tutta la
Romagnacon il ducato di Urbino, parèndoli, massime, aversi
acquistata amica la Romagna e guadagnatosi tutti quelli popoli,
per avere cominciato a gustare el bène essere loro.
-
- E, perché questa parte è degna di notizia e da
essere imitata da altri, non la voglio lasciare indrièto.
Preso che èbbe il duca la Romagna, e trovandola suta
comandata da signori impotènti, li quali più
prèsto avevano spogliato e' loro sudditi che corretti, e
datoloro materia di disunione, non di unione, tanto che quella
provincia era tutta pièna dilatrocinii, di brighe e di ogni
altra ragione di insolènzia, iudicò fussi
necessario, a volerla ridurre pacifica e obediènte al
braccio regio, darli buon governo. Però vi prepose messer
Remirro de Orco uomo crudèle ed espedito, al quale
dètte pienissima potestà. Costui in poco
tèmpo la ridusse pacifica e unita, con grandissima
reputazione. Di poi iu dicò el duca non essere necessario
sí eccessiva autorità, perché dubitava non
divenissi odiosa; epreposevi uno iudicio civile nel mezzo della
provincia, con uno presidènte eccellentissimo,dove ogni
città vi aveva lo avvocato suo.E perché conosceva le
rigorosità passate averli generato qualche odio, perpurgare
li animi di quelli populi e guadagnarseli in tutto, volle mostrare
che, se crudeltà alcuna era seguíta, non era nata da
lui, ma dalla acerba natura del ministro. E presasopr' a questo
occasione, lo fece, a Cesena, mettere , una mattina, in dua pezzi
in sulla piazza, con uno pezzo di legno e uno coltello sanguinoso
a canto. La ferocità del quale spettaculo fece quelli
populi in uno tèmpo rimanere satisfatti e stupidi.
-
- Ma torniamo donde noi partimmo. Dico che, trovandosi el duca
assai potènte e inparte assicurato de' presènti
periculi, per essersi armato a suo modo e avere in buonaparte
spènte quelle arme che, vicine, lo potevano
offèndere, gli restava, volèndoprocedere con lo
acquisto, el respetto del re di Francia; perché
conosceva come dal re, il quale tardi si era accorto dello
errore suo, non li sarèbbe sopportato. E cominciò
perquesto a cercare di amicizie nuove, e vacillare con Francia,
nella venuta che feciono Franzesi verso el regno di Napoli contro
alli Spagnuoli che assediavono Gaeta. E l'animosuo era assicurarsi
di loro; il che li sarèbbe prèsto riuscito, se
Alessandro viveva.E questi furono e governi sua quanto alle cose
presènti.
-
- Ma, quanto alle future, lui aveva a dubitare in prima che uno
nuovo successore alla Chièsa non li fussi amico e cercassi
tòrli quello che Alessandro gli aveva dato. Di che
pensò assicurarsi in quattromodi: prima, di spegnere
tutti e sangui di quelli signori che lui aveva spogliati, per
tòrre alpapa quella occasione; secondo, di guadagnarsi
tutti e gèntili uomini di Roma, come èdetto, per
potere con quelli tenere el papa in freno; terzo, ridurre el
Collegio più suo che poteva; quarto, acquistare tanto
imperio, avanti che il papa morissi, che potessi per
sémedesimo resistere a uno primo impeto. Di queste quattro
cose, alla morte di Alessandrone aveva condotte tre; la quarta
aveva quasi per condotta: perché de' signori spogliati ne
ammazzò quanti ne possé aggiugnere, e pochissimi si
salvarono; e gèntili uomini romanisi aveva guadagnati, e
nel Collegio aveva grandissima parte; e, quanto al nuovo
acquisto,aveva disegnato diventare signore di Toscana, e
possedeva di già Perugia e Piombino, e di Pisa aveva presa
la protezione.
-
- E, come non avessi avuto ad avere respetto a
Francia(ché non gnene aveva ad avere più, per essere
di già e Franzesi spogliati del Regno dalli Spagnoli, di
qualità che ciascuno di loro era necessitato comperare
l'amicizia sua), e'saltava in Pisa. Dopo questo, Lucca e
Sièna ce deva subito, parte per invidia de' Fiorentini,
parte per paura; e Fiorentini non avevano remedio: il che se li
fussi riuscito (ché gli riuscival'anno medesimo che
Alessandro morí), si acquistava tante forze e tanta
reputazione, che per sé stesso si sarèbbe retto, e
non sarèbbe più depènduto dalla fortuna e
forze di altri,ma dalla potènzia e virtù sua. Ma
Alessandro morí dopo cinque anni che elli aveva
cominciato a trarre fuora laspada. Lasciollo con lo stato di
Romagna solamente assolidato, con tutti li altri in aria,
intradua potèntissimi eserciti inimici, e malato a morte.
-
- Ed era nel duca tanta ferocità e tantavirtù e
sí bène conosceva come li uomini si hanno a
guadagnare o perdere, e tanto erano validi e fondamenti che in
sí poco tèmpo si aveva fatti, che, se lui non avessi
avuto quelli eserciti addosso, o lui fussi stato sano,
arèbbe retto a ogni difficultà. E ch'e fondamentisua
fussino buoni, si vidde: ché la Romagna lo aspettò
più d’uno mese; in Roma, ancorache mezzo vivo, stette
sicuro; e bènché Baglioni, Vitelli e
Orsini venissino in Roma, nonèbbono séguito
contro di lui: possé fare, se non chi e' volle papa, almeno
che non fussi chi non voleva. Ma, se nella morte di Alessandro lui
fussi stato sano, ogni cosa gli era facile. E lui mi disse, ne'
dí che fu creato Iulio II, che aveva pènsato
a ciò che potessi nascere,morèndo el padre, e a
tutto aveva trovato remedio, eccetto che non pènsò
mai, in su lasua morte, di stare ancora lui per morire.
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- Raccolte io adunque tutte le azioni del duca, non saprei
reprènderlo; anzi mi pare,come ho fatto, di preporlo
imitabile a tutti coloro che per fortuna e con l'arme d'altri sono
ascesi allo imperio. Perché lui avèndo l'animo
grande e la sua intènzione alta, non si poteva governare
altrimenti; e solo si oppose alli sua disegni la brevità
della vita di Alessandro e la malattia sua. Chi, adunque,
iudica necessario nel suo principato nuovo assicurarsi de' nimici,
guadagnarsi delli amici, vincere o per forza o per fraude,
farsi amare e temere da' populi, seguire e reverire da' soldati,
spègnere quelli che ti possono odebbono offèndere,
innovare con nuovi modi gli ordini antichi, essere severo e
grato,magnanimo e liberale, spègnere la milizia infedele,
creare della nuova, mantenere le amicizie de' re e de' principi in
modo che ti abbino o a bèneficare con grazia o
offèndere con respetto, non può trovare e più
freschi esèmpli che le azioni di costui.
-
- Solamente si può accusarlo nella creazione di
Iulio pontéfice, nella quale lui ebbe mala
elezione;perché, come è detto, non potèndo
fare uno papa a suo modo, e' poteva tenere che uno non fussi papa;
e non doveva mai consèntire al papato di quelli cardinali
che lui avessi offesi, o che, diventati papi, avessino ad
avere paura di lui. Perché li uomini offèndono oper
paura o per odio. Quelli che lui aveva offesi erano, infra li
altri, San Pièro ad Vincula,Colonna, San
Giorgio, Ascanio; tutti li altri, divenuti papi,
aveano a temerlo, eccetto Roanoe li Spagnoli: questi per
coniunzione et obligo; quello per potènzia, avèndo
coniunto secoel regno di Francia. Per tanto el duca, innanzi a
ogni cosa, doveva creare papa uno spagnolo, e, non potèndo,
doveva consèntire che fussi Roano e non San Pièro ad
Vincula. E chi crede che ne' personaggi grandi e benefizii nuovi
faccino dimènticare le iniurie vecchie, s'inganna.
Errò, adunque, el duca in questa elezione; e fu cagione
dell'ultimaruina sua.
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-
Niccolò Machiavelli
- Il principe
- Capitolo XI. De' principati
ecclesiastici
- De principatibus
ecclesiasticis
-
-
- Restaci solamente, al presente, a ragionare de' principati
ecclesiastici: circa quali tutte le difficultà sono
avanti che si possegghino: perché si acquistano o per
virtù o per fortuna, e sanza l'una e l'altra si mantengano;
perché sono sustentati dalli ordini antiquati nella
religione, quali sono suti tanto potenti e di qualità che
tengono è loro principi in stato, in qualunque modo si
procedino e vivino.
-
- Costoro soli hanno stati, e non li defendano; sudditi, e non
li governano: e li stati, per essere indifesi, non sono loro
tolti; e li sudditi, per non essere governati, non se ne curano,
né pensano né possono alienarsi da loro. Solo,
adunque, questi principati sono sicuri e felici. Ma, sendo quelli
retti da cagioni superiore, alla quale mente umana non aggiugne,
lascerò el parlarne; perché, sendo esaltati e
mantenuti da Dio, sarebbe offizio di uomo prosuntuoso e temerario
discorrerne. Non di manco, se alcuno mi ricercassi donde viene che
la Chiesia, nel temporale, sia venuta a tanta grandezza, con
ciò sia che da Alessandro indrieto, è
potentati italiani, et non solum quelli che si chiamavono è
potentati, ma ogni barone e signore, benché minimo, quanto
al temporale, la estimava poco, et ora uno re di Francia ne trema,
e lo ha possuto cavare di Italia e ruinare Viniziani: la qual
cosa, ancora che sia nota, non mi pare superfluo ridurla in buona
parte alla memoria.
-
- Avanti che Carlo re di Francia passassi in Italia, era
questa provincia sotto lo imperio del papa, Viniziani,
re di Napoli, duca di Milano e Fiorentini.
Questi potentati avevano ad avere dua cure principali: l'una, che
uno forestiero non entrassi in Italia con le arme; l'altra, che
veruno di loro occupassi più stato. Quelli a chi si aveva
più cura erano Papa e Viniziani. Et a tenere indrieto
Viniziani, bisognava la unione di tutti li altri, come fu nella
difesa di Ferrara; et a tenere basso el Papa, si servivano de'
baroni di Roma: li quali, sendo divisi in due fazioni,
Orsini e Colonnesi, sempre vi era cagione di
scandolo fra loro; e, stando con le arme in mano in su li occhi al
pontefice, tenevano el pontificato debole et infermo. E,
benché surgessi qualche volta uno papa animoso, come fu
Sisto, tamen la fortuna o il sapere non lo possé mai
disobbligare da queste incomodità. E la brevità
della vita loro n'era cagione; perché in dieci anni che,
ragguagliato, viveva uno papa, a fatica che potessi sbassare una
delle fazioni; e se, verbigrazia, l'uno aveva quasi spenti
Colonnesi, surgeva un altro inimico alli Orsini, che
li faceva resurgere, e li Orsini non era a tempo a
spegnere. Questo faceva che le forze temporali del papa erano poco
stimate in Italia.
-
- Surse di poi Alessandro VI, il quale, di tutt'i
pontefici che sono stati mai, monstrò quanto uno papa, e
con il danaio e con le forze, si poteva prevalere, e fece, con lo
instrumento del duca Valentino e con la occasione della
passata de' Franzesi, tutte quelle cose che io discorro di sopra
nelle azioni del duca. E, benché lo intento suo non fussi
fare grande la Chiesia, ma il duca, nondimeno ciò che fece
tornò a grandezza della Chiesia; la quale, dopo la sua
morte, spento el duca, fu erede delle sue fatiche. Venne di poi
papa Iulio; e trovò la Chiesia grande, avendo tutta
la Romagna e sendo spenti è baroni di Roma e, per le
battiture di Alessandro, annullate quelle fazioni; e
trovò ancora la via aperta al modo dello accumulare danari,
non mai più usitato da Alessandro indrieto.
-
Le quali cose Iulio non solum seguitò, ma
accrebbe; e pensò a guadagnarsi Bologna e spegnere è
Viniziani et a cacciare Franzesi di Italia; e tutte queste imprese
li riuscirono, e con tanta più sua laude, quanto fece ogni
cosa per accrescere la Chiesia e non alcuno privato.
Mantenne ancora le parti Orsine e Colonnese in
quelli termini che le trovò; e benché tra loro fussi
qualche capo da fare alterazione, tamen dua cose li ha tenuti fermi:
l'una, la grandezza della Chiesia, che li sbigottisce; l'altra, el
non avere loro cardinali, li quali sono origine de' tumulti infra
loro. Né mai staranno quiete queste parti, qualunque volta
abbino cardinali, perché questi nutriscono, in Roma e fuora,
le parti, e quelli baroni sono forzati a defenderle: e cosí
dalla ambizione de' prelati nascono le discordie e li tumulti infra
è baroni.
- Ha trovato adunque la Santità di papa Leone
questo pontificato potentissimo: il quale si spera, se quelli lo
feciono grande con le arme, questo, con la bontà e infinite
altre sue virtù, lo farà grandissimo e venerando.
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